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Blair: Enlargement will bring 'new energy' to EU

 
 
Reply Wed 28 Apr, 2004 01:44 pm
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The enlargement of the European Union to 25 members will bring a "new energy" to the bloc and speed up the pace of modernisation, British Prime Minister Tony Blair said in a interview with the French newspaper Le Monde published Wednesday.

"I believe that the new member states, by their experience and their determination, will breathe a new energy into the European Union and step up the pace of modernisation for the great benefit of all," he said.

The accession of the 10 new countries will also give the EU "additional weight if we have the political will to exert it," he said in the interview published in French.

The Czech Republic, Cyprus, Estonia, Hungary, Latvia, Lithuania, Malta, Poland, Slovakia and Slovenia will officially join the EU on May 1, expanding the bloc from 15 to 25 members.

Blair said Britain also welcomes the candidatures of Bulgaria and Romania, who should join in "two or three years", while those of Turkey and Croatia are "on the right path".

Turkey, "as soon as it fulfills it criteria for accession, will bring a new dimension to the EU," since it "will provide a bridge with the Islamic world," he told Le Monde.

On his recent announcement that Britain will hold a referendum on the planned EU constitution, he said he regretted that the issue had been presented "in such a bad light".

"It is impossible to argue intelligently when the debate centres not on the merits of the planned constitution but on whether there is good reason to consult the people on the subject."

In a major policy U-turn, Blair last week said he would let the British people have the "final say" on the constitution, designed to provide the institutional framework for the EU after its imminent expansion.

SOURCE


Here's the text, which will be published in tomorrow's Le Monde:
Quote:
POINT DE VUE
Mon Europe, par Tony Blair
LE MONDE | 28.04.04
Le Royaume-Uni a toujours été partisan de l'élargissement de l'Union européenne. Je suis, pour ma part, très heureux d'y accueillir dix nouveaux membres le 1er mai. Nous nous réjouissons en effet de cette étape historique, qui mettra un terme aux divisions artificielles de la guerre froide.

On n'en dira jamais assez la portée stratégique, politique et économique. Cette réunification s'inscrit dans le droit-fil de la logique qui anime l'Union vis-à-vis de ses voisins.

Nous ne saurions être une oasis de stabilité, de démocratie et de prospérité dans un univers qui en serait dépourvu. Il nous faudra ouvrir nos portes dans certains cas ou, dans d'autres, bâtir des collaborations qui seront salutaires à tous.

Nous n'en sommes pas à notre dernier élargissement. La Bulgarie et la Roumanie sont dans l'antichambre - elles adhéreront sans doute d'ici deux ou trois ans. La Turquie et la Croatie sont en bonne voie. La Grande-Bretagne se félicite de ces deux candidatures.

Nous estimons, en particulier, que la Turquie, dès lors qu'elle remplira les critères d'adhésion, apportera une dimension nouvelle à l'Union, et que sa présence en notre sein jettera un pont avec le monde islamique, dans un contexte où le besoin s'en fait plus que jamais sentir.

Je sais que cette expansion continuelle de l'Europe ne va pas sans en inquiéter certains. Elle suppose à l'évidence que nous apprenions à travailler à 25, à 27, ou à plus. C'est tout l'objet de la nouvelle Constitution. La route sera semée d'embûches.

Mais la volonté de changer dont ont fait preuve les gouvernements des futurs Etats membres pour se préparer à leur adhésion est à saluer. Elle témoigne de notre communauté de valeurs, et de notre capacité à faire de grandes choses ensemble et à avancer. Les possibilités qui s'en trouvent ouvertes l'emportent de loin, à mes yeux, sur les écueils que certains peuvent redouter.

Cela nous oblige néanmoins à bien expliquer à nos citoyens ce qu'est l'Europe, et les avantages considérables qu'il y a à en retirer. Je viens de relancer le débat en Grande-Bretagne en annonçant que nous soumettrions à référendum la future Constitution européenne, une fois qu'elle aura été adoptée.

Il est vraiment regrettable, en effet, si l'on croit que la Grande-Bretagne doit occuper une place centrale dans la conduite de l'Europe, ce dont je suis intimement persuadé, que la question ait été présentée sous un jour aussi faux dans mon pays ces dernières années. Il est impossible de raisonner intelligemment quand le débat porte non pas sur les mérites de la Constitution envisagée, mais sur le fait de savoir s'il y a lieu de consulter le peuple à son sujet. C'est pourquoi j'ai jugé que le moment était venu de mettre cartes sur table - d'obliger les eurosceptiques et les proeuropéens à faire valoir leurs vues, et de demander au peuple de trancher.

L'Europe n'a certes pas la même résonance dans tous les esprits, et nous ne la dépeignons pas tous dans les mêmes termes, d'un pays à l'autre. Il y a cependant certaines conditions qui en feront le succès dans les prochains stades de son développement.

Il faut qu'elle soit une union de nations, et non pas les "Etats-Unis d'Europe". Qu'elle connaisse une intégration plus poussée là où l'intervention collective s'impose, comme la coopération avec le monde en développement ou la quête de compétitivité économique. Que la coopération intergouvernementale volontariste reste en revanche la voie privilégiée dans d'autres domaines, comme la politique étrangère et la défense. En tout état de cause, c'est dans le libre consentement des nations, exprimé collectivement, que réside l'autorité de l'Union.

Il faut que l'Europe accepte de mener à bien les réformes économiques qui lui permettront de faire face à la mondialisation. Il faut qu'elle ait une dimension sociale, mais pas de nature à conforter ses rigidités - ce qui précipite les gens au chômage ou ne protège que ceux qui exercent une activité. Il s'agit surtout là de mettre l'accent sur la formation, sur le recyclage des connaissances, sur l'acquisition de compétences et sur l'éducation, pas seulement à l'école, mais tout au long de la vie. L'économie sans frontières du XXIe siècle exige qu'on arme les citoyens pour les métiers d'aujourd'hui et de demain.

Il faut enfin que l'Europe soit à même de soutenir la concurrence mondiale. Nous devons parachever le marché unique et poursuivre la libéralisation de nos marchés intérieurs. Nous devons, par ailleurs, réformer plus radicalement la politique agricole commune pour servir au mieux les intérêts tant de nos consommateurs que de nos contribuables, de nos agriculteurs, de notre environnement et de nos partenaires du monde en développement. Nous devons veiller à ce que l'Europe soigne ses capacités de recherche et d'innovation afin de parvenir à son ambition de devenir l'économie du savoir la plus compétitive du monde.

Je considère que les nouveaux Etats membres, par leur expérience et par leur détermination, insuffleront une énergie nouvelle à l'Union et accéléreront le rythme de la modernisation pour le plus grand bénéfice de tous. Nous devons embrasser le changement, et ne pas nous agripper à ce que nous avons dans une attitude défensive et protectionniste.

Il faut que l'Europe unisse ses forces pour combattre efficacement les nouvelles menaces que posent le terrorisme et l'insécurité, et qu'elle assume la part de la charge que représente la défense de sa liberté et de son mode de vie.

Nous devons, là encore, canaliser soigneusement nos savoir-faire, notre expérience et nos ressources pour doter l'Europe de capacités de défense accrues en travaillant aux côtés de l'OTAN et au sein d'un partenariat transatlantique qui reste la clef de voûte de la paix et de la sécurité internationale. Nous voulons que l'Europe fasse mieux entendre sa voix dans le monde. L'adhésion des dix pays qui s'apprêtent à nous rejoindre, et de ceux qui viendront plus tard grossir nos rangs, nous donnera un poids supplémentaire si nous avons la volonté politique de l'exercer.

Nul ne sait de quoi le XXIe siècle sera fait. Une chose est sûre, cependant, c'est qu'il sera marqué par une accélération des mutations technologiques et économiques. Les conflits qui éclateront à un coin de la planète auront forcément des répercussions partout ailleurs. Les secousses qui pourront se produire sur une place financière auront immédiatement des retombées sur toutes les autres. Nous vivons une époque d'interdépendance. Nous devons faire de l'Union européenne, en cette ère nouvelle, un instrument de puissance et de prospérité pour les nations qui la composent.

Le partenariat franco-britannique a essuyé bien des orages ces cent dernières années, comme le centenaire de l'Entente cordiale, que nous célébrons cette année, nous a donné l'occasion de le rappeler. L'élargissement de l'Europe ne diminue en rien l'importance des relations bilatérales. L'essentiel, pour nos deux pays, est de ne pas perdre de vue que ce qui nous unit compte infiniment plus que ce qui nous sépare. Le fait d'avoir combattu dans les mêmes rangs au cours de deux guerres mondiales, et d'avoir bâti l'Europe ensemble ces trente dernières années, nous a rendus plus proches que jamais.

Nous devons aujourd'hui saisir l'occasion qui nous est donnée de forger, en partenariat avec l'Allemagne et avec nos autres partenaires, une Union européenne élargie, porteuse de perspectives, de richesses et de sécurité pour tous.

Tony Blair est le premier ministre du Royaume-Uni.

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 29.04.04

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Peter S
 
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Reply Fri 30 Apr, 2004 10:54 pm
In a few year we can see if he is right.
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Rick d Israeli
 
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Reply Sat 1 May, 2004 02:46 pm
I somehow feel proud to be European these days...a kind of, ehm, fussy feeling...it will probably go away in a couple of days Cool
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Walter Hinteler
 
  1  
Reply Sat 1 May, 2004 03:26 pm
Reminds me with a kind of shame on a paper at university, where we (I was the co-author for the "international/constitutional law" part) 'proved' that a united Europe/Germany was impossible - 30 years ago. (Glad, we didn't publish it as a book, as our professor suggested.)


But I truely can understand your feelings - mine are similar, I suppose.
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